L’espérance de vie s’accroît, les inégalités sociales face à la mort

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Publié le : 19 janvier 20174 mins de lecture

L’espérance de vie connaît une nette amélioration palpable d’année en année. Mais elle est différente selon les individus, les conditions de vie et l’appartenance à une couche sociale. Si la mort est prétendue être une étape rendant tous les hommes égaux, l’inégalité sociale face à la mort est bien présente.

Inégalités sociales : les principales causes

Bien que toutes les couches sociales aient profité de la hausse de l’espérance de vie, l’inégalité sociale entre cadre et ouvrier fait pencher la balance en faveur des cadres. 3 ans d’écart entre femmes cadres et ouvrières, 6 ans entre hommes cadres et ouvriers. La nature de la profession et des conditions de travail en sont les responsables. Les ouvriers sont plus sujets aux accidents, aux maladies et aux risques professionnels qui influencent directement leur durée de vie, alors que les cadres profitent d’un mode de vie favorisant une bonne santé, de conseils pour éviter des comportements à risque pour la santé, un meilleur accès aux soins. Et l’état de santé lui-même est l’un des facteurs de la réussite sociale d’une personne : une santé de fer favorise la poursuite des études et du travail qualifié alors qu’une santé défaillante baisse les chances de maintien dans l’emploi.

Inégalités sociales : différente selon le sexe

L’espérance de vie varie suivant le sexe. Les ouvrières ont une meilleure chance de vie de 1,5 an de plus que les hommes cadres malgré leurs dures conditions de travail car elles ont un comportement de vie plus sain : moins d’alcool et moins de cigarette passé l’âge de la retraite, suivi médical attentif durant la vie féconde, prédisposition biologique et génétique. Entre ouvriers et ouvrières, l’espérance de vie se creuse davantage en faveur des femmes du fait d’un environnement de travail moins insalubre, moins pénible, moins physique et d’une durée de travail plus faible.

Inégalités sociales à l’héritage

À la mort et à l’héritage, la différence de couche sociale selon que le défunt fut cadre ou ouvrier demeure fortement marquée. La majorité de ceux qui héritent appartiennent aux catégories favorisées car le droit de succession a déjà été préparé à l’avance. Chez le milieu employé  et ouvrier, la question de l’héritage et du droit de succession est un sujet sensible, devenir héritier d’un gros patrimoine n’arrive presque jamais.  Aussi,  par l’héritage, la fortune se transmet de génération en génération contribuant au maintien des inégalités sociales du niveau de vie.

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